A Testimony Through The Camera

L’expression M aux Caraïbes – Impressed through the M

Part.1

FR-US-UK-Flag(L’article ci-dessous intègre des encadrés en anglais pour les anglophones. The article above integrates some parts in English for the English-speaking.)

“Fait ton exposition, ta mise au point puis ton cadrage !…”

  C’était mes premiers véritables clichés avec le réflex argentique semi-automatique Fuji de mes parents sur la côte Caraïbes de l’île de la Martinique il y a près de vingt ans. La photographie numérique était encore timide surtout pour le grand public.

  Après mes études à Paris et un passage à l’école de photographie Efet, c’est avec émotion que j’ai repris contact sur le sol antillais quinze ans plus tard. La vie parisienne m’a fait un peu oubliée la densité végétale de cette île des Caraïbes, Madinina, l’île aux fleurs. Quel contraste entre les grandes avenues grises de Paris où poussent quelques feuilles et les coulées vertes qui tombent le long des flancs du relief pour venir se tremper dans l’océan  !

  C’est une joie de revoir des visages connus, entendre des voix reconnues. Mais pour les petits enfants qui maintenant sont parvenu à l’âge adulte, il est très difficile de les reconnaître. Seulement grâce à leur propre nom et leurs parents.

  En voyant les progrès du numérique, je m’étais dit que si je retournais aux Antilles, il serait dommage d’y aller sans appareil photo. Aujourd’hui, grâce à Dieu, j’y retourne avec un Leica M. Alors voici un premier aperçu de l’expression M  sur une magnifique île tropicale !

Arrival on Martinique Island_25052016_002_JoRLes Trois-îlets, Martinique Island, West Indies. Leica M 240 with 35mm Summilux-M f/1.4 Asph. © ROER Photographie, by JoR.

…  La Martinique s’est efforcée, il y a quelques années, de rassembler sa capacité productrice agricole à l’exportation notamment par la culture de la banane et de la canne à sucre. Ainsi, les producteurs de la banane se sont regroupés afin de mieux répondre à la demande de ce marché et de rester compétitifs.

  Sur le plan photographique, le bananier est, avec le palmier cocotier, l’un des arbres – ou plantes – le plus emblématique. Ses feuilles plus ou moins acérées par le vent se détachent parfaitement dans la végétation dense. Bananier et cocotier sont des éléments donnant de la structure dans un ensemble végétale qui peut être un peu fouillis.

Arrival on Martinique Island_25052016_005_JoRBanana trees, Martinique Island, West Indies. Leica M 240 with 135mm Apo-Telyt-M f/3.4. © ROER Photographie, by JoR.

Autre espèce tout aussi emblématique et très esthétique, l’arbre du Voyageur.

Arrival on Martinique Island_25052016_006_JoRRavenala madagascariensis or traveller’s tree, Martinique Island, West Indies. Leica M 240 with 135mm Apo-Telyt-M f/3.4. © ROER Photographie, by JoR.

 

US-UK-Flag} Just some words for the English-speaking friends.

The expression of the M on a tropical island and under the canopy of the rainforest is really interesting. For there are so many shades, colors, the light changes so quickly sometimes. And the one of the best moment is when the rain comes and passes over. After the rain shower, thousands of light reflections on the water droplets shine.

  Then under the shelter of a large leaf of banana tree or something like that you take the camera, adjust the exposure, the focus and choose with care a nice framing.

  In the rainforest there are many details, all is moving, the life is everywhere. But when we are surrounded by lots of things, we seek without find. Looking at through a frame may be a way to stop oneself and observe what we’re seeing. The difficulty is to find a good framing.

  Walking in the rainforest can be nice when there is a fresh air passing through the trees but sometimes there is no wind. The temperature is heavy, the moisture is high. These conditions are excellent to test the capability of the Leica M in this environment. I haven’t noticed some real problems with it except the movie function is a little bit delicate when the sensor heats.

One picture for one mosquito bite:

  I often experience the choice between these two things. While I am adjusting my camera I have to do that in shaking my legs to repel the mosquitoes, a sort of little dance! And when I am ready to shoot I have to choose between either my picture or repel the mosquitoes and so give up my shooting. It’s very frustrating when the subject is in moving fast. Then I often have to let myself being bitten by mosquitoes. Well, being a photographer or videographer in the jungle is not always very pleasant because of the insects but it’s just wonderful to be into a tropical rainforest surrounded by the song of the wildlife and strange crunches. Anyway, this is a job with a cost and risks. This is one of the reasons I’ve chosen the Leica M as camera. We can take some risks with it and staying mobile enough.

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The Rainforest, Martinique Island, West Indies. Leica M 240 with 35mm Summilux-M f/1.4 Asph. © ROER Photographie, by JoR.

  La jungle tropicale! Sur une île comme la Martinique, certaines plages sont vraiment agréables, d’autres le sont un peu moins mais d’une beauté fantastique. Mais marcher dans la forêt tropicale, entouré des chants fauniques, de bruits étranges, est l’expérience que j’apprécie peut-être le plus. Les randonnées peuvent être éprouvantes, surtout avec tout un matériel photographique sur le dos, mais laisse toujours un souvenir mémorable.

  Cependant, au-delà de la fascination dans un tel environnement, il y a le travail à accomplir. Alors tant pis pour les désagréments, le travail doit être bien fait. Et il faut parfois, avec sagesse quand même, prendre des risques hors sentiers afin de trouver le point de vue original. Si prendre des photos semble plaisant pour les souvenirs de vacances, le métier représente un coût et une prise de risque, notamment dans un environnement grandiose et luxuriant.

JoR.

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